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June 22, 2009 Louis Leblanc a récolté 59 points à sa première saison avec Omaha. (Photo : Robert J. Meyer) Écrit par Éric Leblanc - (rds.ca)L’attaquant Louis Leblanc a emprunté un chemin inusité pour un hockeyeur québécois afin d’atteindre la Ligue nationale de hockey, mais son passage au Nebraska dans la USHL a été couronné de succès ce qui lui permet d’être identifié comme le 13e espoir nord-américain en vue du repêchage de la LNH.
Après avoir remporté le championnat des marqueurs du Midget AAA dans l’uniforme des Lions du Lac St-Louis, Leblanc a refusé de poursuivre son chemin dans la LHJMQ et il a préféré prendre la direction d’Omaha pour le bien de ses études.
Je suis content d’avoir choisi la USHL même je ne savais pas trop à quoi m’attendre au début, raconte Leblanc au bout du fil. J’ai eu besoin de quelques parties pour m’ajuster puisque ça représente un gros saut à partir du Midget AAA, mais ça s’est bien passé et je ne regrette pas mon choix.
Même s’il se retrouvait loin du Québec, le centre de six pieds et 178 livres a pu compter sur l’appui d’un visage bien connu, celui de Luc Robitaille qui est l’un des propriétaires des Lancers d’Omaha.
Rapidement, Robitaille a développé avec grand plaisir une belle relation avec Leblanc afin de faciliter son développement.
Nous avons été impressionnés par sa personnalité, il est arrivé du Québec en tant que recrue et il est immédiatement devenu l’un des leaders de notre équipe. C’est incroyable le respect qu’il a obtenu des autres joueurs, dévoile Robitaille. Quand je vois un jeune qui veut travailler et s’impliquer dans la communauté, ça me fait toujours plaisir de l’aider et il est tout un joueur d’hockey aussi !
Parfois, je ne marquais pendant quelques matchs et Luc me donnait des trucs pour marquer. Il faut dire qu’il a compté plusieurs des buts (668) dans la LNH, souligne Leblanc avec le sourire.
Le Canadien apprécie le jeu de Leblanc
Étant donné qu’il a opté pour le circuit junior américain de la USHL, Leblanc n’est pas le joueur le plus connu des amateurs du Québec. Toutefois, cette ligue est fortement épiée par les recruteurs de la LNH et Leblanc a retenu l’attention avec sa récolte de 59 points (28 buts, 31 aides) en 60 matchs lui conférant le titre de recrue de l’année.
Talentueux, très talentueux, voici les premiers mots du directeur de la Centrale de recrutement de la LNH E.J. McGuire à son endroit. Nos recruteurs ont parcouru la USHL afin de comparer les joueurs avec ceux des autres ligues junior. Leblanc possède de la vitesse et une belle agilité avec ses mains, il a un excellent coffre d’outils. L’évaluation de tous nos recruteurs étaient positives ce qui explique qu’il soit classé 13e en Amérique du Nord.
Avec un tel classement, Leblanc pourrait être toujours disponible lorsque le Canadien annoncera son choix de première ronde au 18e rang. Trevor Timmins, le directeur du recrutement du Tricolore, ne se gêne pas pour vanter le jeu du jeune homme de 18 ans.
On ne peut qu’apprécier la façon dont il se comporte sur la patinoire, a mentionné Timmins. Il amène beaucoup d’énergie, de passion et il est capable de marquer des buts. C’est certain qu’il lui reste des choses à améliorer, mais il se veut un joueur avec beaucoup de qualités.
Le Canadien n’a repêché aucun joueur québécois en première ronde depuis Éric Chouinard en 1998. Leblanc serait comblé d’obtenir la confiance de l’organisation montréalaise en enfilant le chandail du Canadien vendredi le 26 juin au Centre Bell.
Je ne pense pas que je pourrais demander mieux, confie Leblanc qui est représenté par Kent Hughes et Philippe Lecavalier. C’est mon équipe préférée et j’ai grandi en regardant le Canadien, mais je serais content même si une autre équipe me repêchait.
Même s’il occupe le poste de président des opérations affaires avec les Kings de Los Angeles, Robitaille encourage le Canadien à sélectionner le joueur natif de Kirkland.
À chaque fois que nous avons la chance d’avoir un Québécois à Montréal, c’est une bonne chose, soutient Robitaille qui n’a pas été approché par le Canadien pour obtenir des informations supplémentaires sur Leblanc. Je n’ai pas parlé à personne de l’organisation du Canadien. Peut-être qu’ils auraient peur que les Kings tentent quelque chose si je savais qu’ils sont très intéressés, ajoute-t-il en riant.
Comparé à Gagner, Kane, Richards et Pacioretty
À quelques jours du repêchage, le jeu des comparaisons est fréquent afin de se forger une idée plus précise des meilleurs espoirs. En tant que centre droitier avec un talent offensif évident, E.J. McGuire n’hésite pas à comparer Leblanc à des joueurs de la trempe de Patrick Kane, Sam Gagner et Andrew Cogliano.
Je n’aime pas mettre de la pression sur un joueur, mais il appartient à la catégorie des Kane, Gagner et Cogliano. Il ne possède pas le physique le plus imposant, indique McGuire.
De son côté, Robitaille est très élogieux envers le Québécois. C’est un joueur complet très explosif. Il est un peu à l’image de Vincent Lecavalier : il est efficace dans sa zone, il est un bon marqueur et il voit bien le jeu, décrit celui qui a joué près de 1500 parties dans la LNH. Son plus grand point fort demeure son caractère, il n’admet pas la défaite et il veut toujours remporter les petites batailles sur la patinoire. Il a le style pour avoir une grande carrière dans la LNH.
Certains observateurs dressent également un parallèle entre Leblanc et l’attaquant du Canadien Max Pacioretty. Tout comme Leblanc, Pacioretty a évolué dans la USHL et il a amassé des statistiques semblables.
Ce n’est pas une mauvaise comparaison sauf que la plupart de nos recruteurs pensent que Leblanc a un meilleur potentiel offensif que Pacioretty, prétend McGuire.
Mais qu’en pense le principal intéressé? À quel joueur se compare-t-il? Brad Richards, répond Leblanc sans hésiter longuement. Il est l’un des centres les plus complets de la LNH, il travaille fort autant défensivement qu’offensivement et il n’aime pas perdre, justifie celui qui espère atteindre la LNH d’ici deux ou trois ans.
Harvard est dans la mire de Leblanc
Idéalement, Leblanc souhaiterait poursuivre sa progression à la prestigieuse Université Harvard où il pourra évoluer sous les ordres de l’entraîneur Ted Donato qui a disputé 15 saisons dans la LNH. Il admet toutefois qu’il sera prêt à écouter les recommandations de l’équipe qui le repêchera.
C’est en quelque sorte cette équipe qui détiendra mon futur et j’écouterais leurs propos, mais mon objectif demeure d’aller à Harvard, raconte Leblanc. L’éducation est un gros facteur pour moi et ma famille et je crois que Ted Donato pourra me donner plusieurs conseils afin d’atteindre le prochain niveau.
Robitaille résume à sa façon unique la pertinence de ce choix.
C’est une très bonne décision parce que Harvard possède un très bon programme de hockey et ça lui donnera du temps de développer sa musculation. D’ailleurs, je serais allé à Harvard avec plaisir s’ils avaient voulu m’avoir là-bas, conclut Robitaille avec humour. Source: rds.ca (http://www.rds.ca/hockey/chroniques/276946.html) |